L’ère des bêtas publiques

Cette année 2015 sera une année riche en nouveaux systèmes d’exploitation, les trois gros acteurs que sont Apple, Google et Microsoft lanceront leurs nouveaux OS. Que ce soit sur ordinateur pour Apple et Microsoft, ou sur tablette et smartphone pour les trois.

Mais autres particularités de cette année, c’est que tous ces OS vont avoir une version bêta ou Technical Preview que tout le monde pourra installer sur le matériel compatible.

Les trois acteurs

2015_Microsoft_LogoMicrosoft propose ainsi la Technical Preview de Windows 10 à destination des ordinateurs et tablettes ainsi qu’une version Windows 10 pour mobile sur les modèles compatibles. Il suffit de s’inscrire sur un site internet pour y avoir accès.

2015_Google_LogoGoogle pour sa part propose depuis la Google I/O l’accès aux images de la future version d’Android M sur certains Nexus. Si l’installation est légèrement plus complexe, le site officiel ainsi qu’un grand nombre de sites détaillent de façon très précise la procédure. De quoi rendre cela accessible à la majorité des curieux.

applePour sa part, Apple va proposer d’ici l’été, un accès aux bêtas de Mac OS X et d’iOS. Il s’agira de version qui sera différente de celles offertes aux développeurs, de quoi offrir un peu plus tard les nouveautés tout en espérant plus de stabilité.

Mais pourquoi proposent-ils des versions bêta ?

Android_BetaPour Apple, Google ou Microsoft, mettre à disposition du grand public des versions non finalisées va permettre d’avoir plus de remontée, que ce soit en terme de bug ou d’avis sur l’implémentation d’une fonctionnalité. Autre bon point pour ces entreprises, ça va être de mettre l’eau à la bouche des utilisateurs, en offrant des fonctionnalités qui au moment de leurs sorties seront déjà connues même des utilisateurs n’ayant pas participé aux programmes de test. De quoi les pousser à y passer rapidement via une mise à jour ou par l’achat de nouveau matériel ou encore la nouvelle version sera déjà préinstallée. Ceci en plus est fait gratuitement par les utilisateurs qui vont aider la société à mettre au point ce nouveau système d’exploitation en remontant des informations sur la qualité ou la stabilité.

Pour les utilisateurs, c’est probablement plus complexe, car nous avons plusieurs catégories souvent bien distinctes.
Nous avons d’abord les « Early adopter » qui veulent toutes les nouveautés, directement qu’importe pour certains la stabilité. Le principe est d’avoir eu directement la dernière nouveauté du moment et de tout connaître sur le bout des doigts.
Nous avons ensuite les utilisateurs qui le feront plus dans un but pédagogique, c’est à dire connaître le nouveau système pour être prêt à le gérer ou l’utiliser pleinement dès sa sortie.
La troisième catégorie est la plus professionnelle, c’est-à-dire ceux qui vont devoir offrir des services via les nouvelles plateformes, par exemple des applications, mais qui n’ont pas forcément les budgets afin d’avoir un accès aux bêta via les différents programmes de développement que proposent certaines compagnies telles qu’Apple ou Microsoft.

Quelles sont les implications ?

Welcome_phone_surface_484x272Les versions offertes gratuitement ont souvent une durée limitée dans le temps. Dans pas mal de cas, la mise à jour vers la version finale pourra se faire, mais il y a toujours le risque que ce ne soit pas le cas. Suite à un bug ou suite à une limitation délibérée.

Mais comme on a pu le voir dans les paragraphes précédents, cette mise à disposition du plus grand nombre est surtout l’occasion d’apprendre et de développer pour cette plateforme. Les développeurs n’auraient pas eu accès avant, sauf certains privilégiés, à des versions de test. Il n’est dès lors pas question d’avoir un système où tout et n’importe quoi sera compatible comme sur la version précédente. De gros problèmes peuvent survenir que ce soit de simple bugs visuels à des bugs bien plus importants pouvant allant jusqu’à la perte de données.

Le conseil de l’installer sur une machine qui tourne tous les jours avec des données importantes n’est donc pas la meilleure idée. Même si les données sont dans le cloud, un bug dans le système de synchronisation et tout peut y être perdu aussi.

Est-ce encore imaginable d’avoir des versions de test non publiques ?

Apple_BetaVu la complexité grandissante des systèmes informatiques et particulièrement des systèmes d’exploitation., vivre sans avoir des versions publiques n’est probablement plus imaginable. Le nombre de cas d’utilisation différents n’est pas reproduisible dans les labos de test que ce soit via les applications installées ou même les langues. Et si en plus les utilisateurs sont demandés, pourquoi les sociétés devraient-elles se priver de cette main-d’œuvre de test gratuite ?

Vu cette même complexité, l’apprentissage des nouveaux systèmes est aussi plus long et cette mise à disposition va permettre à un plus grand nombre de s’y préparer, même des professionnels de l’informatique qui ne sont pas forcément dans des équipes ayant accès aux systèmes de développement.

Que vais-je faire ?

Pour ma part, étant un « Early adopter », un geek et travaillant dans le monde de l’informatique. Je me dois presque de les installer et les tester. Mais cela se fera sur des machines de test dans un premier temps afin de voir toutes les implications.

En ce qui concerne Android et Windows, les versions sont déjà installées, mais la stabilité et/ou le peu de nouveautés et/ou les incompatibilités m’empêchent encore de l’avoir sur des machines qui tournent tous les jours. Reste à voir dans les prochaines semaines ce que ça donnera.

Ou se procurer les betas ?


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